M.I.B. sur la Côte d'Azur. De Roswell à Nice
M.I.B. sur la Côte d'Azur. De Roswell à Nice (extrait)
AVANT–PROPOS
Ce livre n’est pas un thriller de plus. Ce n’est pas non plus une œuvre de science-fiction.
Les faits sont réels, les événements se sont vraiment déroulés. Simplement, sans la description de tous les éléments qui relèvent, dans notre monde, de la parapsychologie et qui, moi, m’ont aidé à tirer mes conclusions, l’on ne comprendra rien à ce qui se passe dans ce genre d’affaire.
Donc, il sera question, oui, de locutions intérieures, de visions et de télépathie, de ce que, dans le grand public, pour en rire, comme on l’a toujours fait des phénomènes étranges, pour ne pas en avoir peur faute d’avoir enfin résolu le mystère, l’on a appelé des M.I.B., des « Men in black ».
Il sera question d’extra-terrestres et de ce que j’ai pu en appréhender. L’on verra que cela ne relève pas d’un imaginaire transformé en légende mais bien de l’effraction dans notre monde d’une réalité que l’on ne maîtrise pas encore.
D’ailleurs, pour changer, sur la Côte d’Azur, ils n’étaient pas en noir !
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Chapitre II
« My God ! »
Un beau jour ensoleillé, avant d’aller travailler au lycée, une forme, dans l’hôtel meublé de la rue de Paris où je venais juste d’emménager, apparut soudain. Une forme invisible pour les autres.
C’était un petit homme habillé en scaphandre, portant un casque comme ceux des cosmonautes et qui flottait dans la pièce, tout à fait incongru, se dirigeant vers mon armoire, sa main gantée tendue vers elle. C’était une forme gracieuse, qui ne paraissait pas dangereuse mais je préférais néanmoins qu’elle ne reste pas en contact. Ça ne m’intéressait pas et je détournais mon attention.
Au bout d’un moment, je commençais à me demander pourquoi je me sentais bizarrement habillée. C’est que mon petit cosmonaute, toujours aussi invisible, avait transféré ses vêtements sur les miens ! Il m’avait accompagnée au lycée. Je travaillais, alors je fis comme si de rien n’était. Peu à peu, il commença à échanger quelques pensées avec moi. Dans la cour, nous regardâmes ensemble les fleurs, qui semblaient avoir une signification particulière pour lui, en nous souhaitant de bonnes choses mutuellement.
Dans le bureau, une impression d’être espionnée s’installait, de plus en plus forte. Et comme, depuis quelques temps, je m’amusais à laisser des messages sur mon propre répondeur, - j’avais remarqué, à ma grande stupéfaction, qu’il suffisait que je le fasse pour que la police me tourne autour - !, je décidais d’en téléphoner un encore une fois.
Une cabine dans l’établissement. Je m’appelle, lance quelques mots vagues sur l’Espace et, en direct, dans l’écouteur, l’exclamation d’une voix masculine bien concrète : « My God ! », qui raccrocha.
Mon ordinateur se comportait de manière de plus en plus hiératique. Windows Live One Care n’avait pas l’air très efficace. Il faut dire que c’était la première fois que j’en avais un et que je n’y connaissais rien ! J’avais à peine regardé dans l’aide comment lutter contre les virus, noté les explications sur la prévention de l’exécution des données, atterri dans « Système » avec la simple intention de frapper « Paramètre système avancé », que l’écran se figeait. Personne ne pouvait savoir que j’allais chercher ça. Je le fermais, le rouvrais et, là, alors que je ne l’avais pas tapé, la lettre P s’inscrivait dans le champ de recherche, suivie, lentement, de la lettre a. Le curseur restait en attente du reste.
Je décidais de taper moi-même la suite du mot, l’écran se figeait de nouveau, recouvert de blanc. Effrayée, je reculai. L’écran se dégela.
Finalement, j’écrivis quelque chose au hacker sur le bloc-notes, du genre : « Vous ne voulez pas me dire un petit mot ? Ce serait peut-être plus marrant ! ». Un autre curseur apparu brièvement, puis plus rien.
© Marianne Marti 2022